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      2) passe, rapidement à travers ses nerfs. Supposons que ce courant de retour soit à peine équivalent à celui que lance directement un conducteur suffisamment volumineux, avec une électricité non étincelante, et presqu’insensible jusqu’à l’électromètre de Cavallo, ou une petite bouteille de Leyde, chargé a peine un dixième de dégré de ce même électromètre; supposons, dis je, que le courant électrique ne soit pas plus fort que cela, il suffit encore, comme mes expériences rapportées ci-dessus (sect. 6 et 7) font voir, pour exciter les mouvements dont il s’agit.
      §. 10. Mais si on ne doit plus être surpris, après ces expériences, de celles de M.r Galvani décrites dans la première et seconde partie de son ouvrage, comment s’empêcher de l’être de celles tout-à-fait nouvelles et merveilleuses qu’il rapporte dans la troisième? Par lesquelles il obtint les mêmes convulsions et mouvements violents des membres, sans avoir recours à aucune électricité artificielle, ou excitation étrangere, par la seule application d’un arc conducteur quelconque, dont un bout touchât aux muscles, et l’autre aux nerfs, ou à l’épine de la grenouille, préparée de la manière décrite. Cet arc conducteur pouvoit être ou entièrement métallique, ou partie métallique partie d’autres corps de la classe des déférents, comme d’eau, d’une ou plusieurs personnes etc. Même le bois, les murailles, le plancher, pouvoient entrer dans le circuit, pourvû qu’ils ne fussent pas trop secs; il n’y ayoit que l’interposition des corps cohibents, comme verre, resines, soye, qui empêchât l’effet.


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Collezione dell'opere del cavaliere conte Alessandro Volta patrizio comasco
Tomo Secondo - parte prima
di Alessandro Volta
Editore Romei Firenze
1858 pagine 193

   





Cavallo Leyde Galvani