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jours une industrie à populations dispersées, une industrio appelée à s'étendre, à s'emparer des terrea ineultes. Elle est, elle sera toujours la grande riveraine des fleuves et ca-naux qui arrosent les vallées et des eanaux qui suivent les plateaux, les lignes de fatte. Voilà ce qui, depuis longtemps, a frappé les cliercheurs de forces motrices dont M. Devincenzi est, en ce moment, l'un des plus autorisés à parler de ré-sultats obtenus.
Que de forces motrices hydrauliques son réduites à Pé-tat de nonvaleurs parce qu'elles n'ont, jusqu'à présent, of-fert leurs services qu'à l'industrie, alors que Vagriculture les voit circuler depuis des siécles sans les capter au pas-sage, sans exiger qu'elles n'arrivent à la rner qu'après avoir douué tout leur maximum d'effet utile!...
En vérité, il a fallu que Pagriculture fòt peu de cliose, dans le monde savant, pour qu' on ne travaillàt pas cette idée, pourtant si simple, que Pexploitation du sol est insé-parable de Pexploitation de Peau utilisée en irrigations, en voie de transport à bon marché, en force motrice ne j>er-daut pas un millimètre de pente. M. Devincenzi s'est placé résolument en face de ce problème d'un bon aménagement agricole de Peau. S'il parvient à entrainer les ingénieurs de son pays dans cette direction d'idés présidaut aux tra-vaux publics, il aura ajouté considérablement à la puissan-ce agricole de l'Italie. Déjà la Péninsule sous-alpine est, corame pays d'irrigation, le premier pays du monde. Il s'en faut de beaucoup encore que, cliez elle, Putilisation des eaux ait dit son dernier mot. Tout s'y prete au succès de Vcnivre de M. Devincenzi. Une chaine de hautes montagnes s'y détache des Alpes et traverse, d'un bout à l'autre, une péninsule très étroite et très longue. Il n'y a pas de grands fleuves navigables. Beaucoup d'eaux torrentielles peuvent étre saisies au passage et constituer des fortes chutes motrices. Et dans les rivières au eours paisible, il y a de noin-breux moulins qui, mieux utilisés, n'auraient besoin que du service de nuit pour leur industrie de fariniers, tandis que, pendant le jour, ils engendreraient de la force tran-